L’ARNAQUE de la dette publique

Nous avons payé l’an dernier, en 2008, plus de 55 milliards aux prêteurs,
pour les seuls intérêts et pour une seule année, ce qu’on appelle « la charge de la dette ».

C’est transférer de notre travail et notre production 150 millions d’euros par jour — oui, par jour : un milliard par semaine !—, à ceux qui sont déjà les plus riches (qui, d’ailleurs, peuvent nous reprêter cet argent, à nouveau contre intérêt !). Mais cette monnaie qu’ils nous prêtent est presque entièrement issue de la création monétaire payante des banques privées (créée à partir d’une simple ligne d’écriture lors de « monétisation » de créances : voir le site http://monnaie.wikispaces.com/ pour les détails concernant l’émission de monnaie par les banques de second rang).

Depuis 1973, l’article 25 de la loi du 3 janvier précise que « Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». Ce qui signifie que notre pays s’est interdit de permettre à la Banque de France de financer le Trésor Public, c’est-à-dire de créer la monnaie dont il a besoin pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hôpitaux, bibliothèques, etc.).

Et le traité de Maastricht a entériné pour l’Europe cet état de fait par l’article 104 (repris par l’art. 123 du traité de Lisbonne) qui précise  » Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. » En clair, les États sont obligés de financer leurs investissements sur les marchés financiers, en augmentant perpétuellement leur dette à cause d’intérêts iniques et non nécessaires…

dp051009-3


Et au total, c’est plus de 1 300 milliards d’euros d’intérêts que nous avons payé entre 1980 et 2008 !

La dette à fin 1979 était de 239 milliards d’euros, déjà injustifiables ; la dette à fin 2008 s’établit à 1 327 milliards d’euros !
Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1 088 milliards d’euros et nous avons payé 1 306 milliards d’euros d’intérêts.
Si nous avions pu créer notre monnaie — faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées —
la dette publique serait quasiment inexistante aujourd’hui.


Nous préconisons :

Soit, au niveau national, une reprise du droit de création monétaire par la Banque de France (donc sans intérêts), avec un retour au franc (ou, au minimum, l’émission d’une monnaie complémentaire sociétale telle que proposée ici : http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS)

Soit, au niveau de la zone euro, un droit d’émission monétaire  par la Banque Centrale Européenne (donc sans intérêts) au bénéfice des États.


Vous trouverez plus de précisions et de justifications des affirmations de ce document sur
http://monnaie.wikispaces.com/Arnaque

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5 Responses to L’ARNAQUE de la dette publique

  1. C.E.C. dit :

    Les Echo : http://www.lesechos.fr/info/france/020178304588-la-charge-de-la-dette-va-progresser-de-20-milliards-d-euros-d-ici-a-2012.htm

     » La charge de la dette va progresser de 20 milliards d’euros d’ici à 2012

    [ 19/10/09 ]
    Dans son rapport sur le projet de loi de Finances 2010, Gilles Carrez (UMP) souligne que même avec un surcroît de croissance, le grand emprunt alourdira la dette publique jusqu’à 2016 au moins.

    Une fois la crise passée, il sera difficile, voire impossible, de ne pas prendre le chemin de l’ajustement budgétaire. Nos voisins sont déjà en voie de l’emprunter. Les règles élémentaires de bonne gestion des finances publiques s’appliquent de la même manière en France que dans le reste du monde. Il est illusoire de croire que notre pays pourra, à long terme, s’exonérer de recourir à cette voie. » L’appel de Gilles Carrez (UMP), rapporteur du Budget, se veut solennel et sonne comme un avertissement pour le gouvernement. Dans son rapport sur la loi de Finances 2010 publié hier, il souligne que l’emballement de la dette publique, s’il paraît aujourd’hui indolore, va réduire à néant les marges de manoeuvre budgétaires des années à venir. Et recommande de ne pas répéter les « erreurs » commises après les précédents chocs sur les finances publiques, en 1982 et 1993.

    La crise amène la France à franchir un nouveau palier d’endettement, à près de 90 % de PIB en 2011-2012, le rapporteur évoquant aussi un scénario pessimiste à près de 100 % de PIB. Il faudrait, souligne-t-il, une croissance économique de 3 % pour seulement stabiliser cet endettement ! Et même si celui-ci devrait rester soutenable, c’est-à-dire que l’Etat continuera de trouver preneur sur les marchés, « les charges d’intérêt pourraient rapidement devenir le premier poste de dépenses ». Celles-ci progresseront de 4 milliards d’euros l’an prochain et de « 4 à 6 milliards en 2011 », soit « l’intégralité » des hausses de dépenses de l’Etat autorisées par la norme actuelle. Les budgets des ministères stagneront donc en volume. En additionnant les frais supportés par les collectivités locales et la Sécurité sociale (via la Cades), « en 2012, la charge de la dette publique serait supérieure de plus d’une vingtaine de milliards d’euros à celle versée en 2008 et avoisinerait 80 milliards d’euros », à 3,8 % de PIB.

    Gilles Carrez avertit aussi Nicolas Sarkozy sur les risques du grand emprunt. « Il serait illusoire de croire à son autofinancement par le surplus de croissance qu’il susciterait », écrit-il, simulations à l’appui. Dans tous les cas de figure, le taux d’endettement serait encore aggravé par l’emprunt jusqu’à au moins 2016. Même mise en garde sur la résorption espérée du déficit grâce à un surcroît d’activité. Le déficit structurel « s’accentue » : il atteint déjà 100 milliards d’euros, selon l’OCDE (dont 50 milliards pour l’Etat, estime le rapporteur). Les dépenses publiques vont progresser de 2 % en volume en 2010, hors plan de relance, très au-delà du rythme prévu en loi de programmation. Et Gilles Carrez de chiffrer à 66 milliards d’euros l’impact des baisses d’impôts votées depuis 2000. Voilà qui donnera à réfléchir à Alain Juppé et Michel Rocard, qui coprésident la commission sur le grand emprunt et qui doivent remettre leur copie le mois prochain.

    ETIENNE LEFEBVRE, Les Echos

  2. David C. dit :

    La Dette de la France n’existe pas !
    « La réalité est que la dette publique française est d’abord due aux intérêts payés aux établissements financiers auxquels nous avons emprunté. Pourquoi ? Parce que la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, puis l’article 104 du traité de Maastricht, ont ôté le droit de création monétaire à la Banque de France et livré la monnaie aux banques et sociétés d’assurance. La dette fin 1979 était de 239 milliards d’euros, fin 2008 elle s’établit à 1327 milliards d’euros, soit une hausse de 1088 milliards en 30 ans, pendant lesquels nous avons payé 1306 milliards d’intérêts ! » Cheminade oct 2009
    Les citoyens doivent dire NON à l’austérité sociale que la pensée dominante veux nous imposer!
    Afin de faire face à la colère qui vient! Afin de faire face à la logique destructrice du système ! Afin de faire face au mépris de la classe dirigeante, en montant sur la scène de l’histoire! Afin de rompre avec la règle du jeu!
    […]
    David C.

  3. creation dit :

    La réalité est que la dette publique française est d’abord due aux intérêts payés aux établissements financiers auxquels nous avons emprunté. Pourquoi ? Parce que la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, puis l’article 104 du traité de Maastricht, ont ôté le droit de création monétaire à la Banque de France et livré la monnaie aux banques et sociétés d’assurance. La dette fin 1979 était de 239 milliards d’euros, fin 2008 elle s’établit à 1327 milliards d’euros, soit une hausse de 1088 milliards en 30 ans, pendant lesquels nous avons payé 1306 milliards d’intérêts ! L’on nous a dit et répété alors que laisser la Banque de France émettre de la monnaie condamnait à l’inflation. Et qu’avons-nous aujourd’hui, sans elle ? Une déflation salariale et une baisse du niveau de vie, conjuguée à une inflation monétaire monstrueuse

  4. Yann dit :

    Eh bien, rédigez un petit papier format carte de visite, sans insister sur l’aspect « C’est pas bien » (les gens s’en rendront bien compte tout seul en lisant), rendez-le le plus simple et clair possible SANS accuser qui que ce soit (des faits, des faits, des faits, pas des interprétations) et imprimez-le, rendez-le sexy (donner envie de déchiffrer les graphiques,etc), puis allez le coller discrètement dans des coins où il sera lu et pas trop vite enlevé. Et alors, miracle, les gens se mettront à savoir. Car il est vrai qu’on n’entend jamais parler de cela.

  5. Eh bien, rédigez un petit papier format carte de visite, sans insister sur l’aspect « C’est pas bien

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