Manifeste

Pour que l’argent serve au lieu d’asservir !

 

Une Nation souveraine a le pouvoir et la légitimité d’émettre sa propre monnaie.

Dette et austérité sont des choix idéologiques.

Savez-vous que:

– Les intérêts de la dette publique absorbent la totalité de l’impôt sur le revenu !

– La BCE a prêté 1000 milliards aux banques mais refuse de prêter aux États pour alléger leur fardeau !

– Le retour du droit de création monétaire par la Banque Centrale au service des États leur éviterait de dépendre de la spéculation et leur permettrait de financer les urgences sociales et écologiques !

Au lieu de cela en Grèce des familles en sont réduites à abandonner leurs enfants. En France des postes sont supprimés dans la fonction publique et les emplois disparaissent dans les entreprises. Vos revenus diminuent, on vous oblige à travailler plus longtemps, on ferme des hôpitaux, des maternités, des tribunaux pour cause de déficit budgétaire.

Peut-être vous interrogez-vous, êtes-vous choqué, dépassé ?

Pourquoi sauver les banques et non pas les peuples ?

Pour beaucoup d’entre nous, c’est parfaitement incompréhensible ! Mais c’est malheureusement l’ignorance dans laquelle les populations sont tenues en matière de fonctionnement du système monétaire qui permet de telles aberrations. Bien sûr on peut se dire que tout cela nous dépasse ou que l’on n’y peut rien à notre niveau. Détrompez-vous ! Nous pouvons non seulement résoudre la question de la dette publique, mais en plus nous donner les moyens de financer les immenses chantiers à mettre en œuvre pour permettre à tous une réelle amélioration de la qualité de la vie.

Pure utopie pensez-vous ? Certainement pas !

Contrairement à ce que croient encore certains, ce ne sont pas les États qui émettent la monnaie, mais le système bancaire privé, simplement lorsqu’il accepte une demande de crédit.

– Depuis longtemps, les monnaies ne sont plus liées à un bien réel, même le dollar dont la convertibilité en or a été supprimée le 15 août 1971, ce qui les rend totalement virtuelles; leurs quantités sont donc potentiellement illimitées et seules les règles définies par les hommes eux-mêmes en limitent l’émission.

– Depuis novembre 1993, l’article 104 du Traité de Maastricht (l’actuel article 123 du traité de Lisbonne) interdit à la BCE ou aux Banques Centrales nationales d’accorder un quelconque crédit aux institutions ou organes publics. Et toute l’Europe est dans la même situation. Cela conduit les États à s’endetter pour obtenir, au prix fort auprès de la finance privée, la monnaie dont ils avaient, s’ils le souhaitaient, le pouvoir d’émission antérieurement !

– C’est ainsi que dans notre pays, de début 1995 à fin 2011 la dette a augmenté de 1150 milliards d’euros. Pendant ce temps nous avons payé (et donc dû emprunter), au seul titre de l’intérêt, plus de 815 milliards d’euros.

Aujourd’hui, pour seulement payer les intérêts, c’est un endettement supplémentaire de plus de 130 millions d’euros par jour. Au final, si nous n’avions pas eu à payer d’intérêts, nous n’aurions qu’une dette publique très faible ne dépassant pas 35% du PIB (Produit Intérieur Brut). Mieux, nous aurions pu, sans risque d’inflation, émettre nos besoins annuels de trésorerie et financer ainsi nos déficits, au lieu de laisser les banques commerciales s’en charger contre intérêt !

Ensemble disons « ça suffit ! ».

Réclamons qu’au minimum la Banque Centrale Européenne (ou la Banque de France si nécessaire) puisse disposer du droit d’émission monétaire et de crédit au bénéfice des collectivités – État, Régions, Départements et Communes – pour financer les investissements nécessaires et raisonnables décidés démocratiquement par la collectivité. C’est aux instances représentatives de la Société de décider, après avis des  organismes publics concernés, du montant d’émission monétaire imposé à la Banque Centrale. En situation de sous-emploi et de pénurie, alors que les compétences humaines, les ressources naturelles et la volonté sont présentes, l’argent, toujours issu d’une simple ligne d’écriture, ne peut et ne doit pas manquer. Dans ce cadre, une émission monétaire n’est pas inflationniste.

Nous demandons donc aux pouvoirs politiques d’accéder aux demandes suivantes :

Pour tout ce qui concerne le financement des projets collectifs de l’Eurozone, la Banque Centrale Européenne (BCE) doit pouvoir être contrainte à une émission monétaire centrale, sans échéance et sans intérêts, directement au bénéfice de la collectivité et non à celui des seules banques – en particulier, pour financer la mutation qu’exige le défi technique, social et écologique de notre époque, la recherche, un enseignement ainsi qu’un système de santé de qualité et, en général, pour tout ce qui sera considéré démocratiquement comme nécessaire pour l’amélioration collective durable de la qualité de la vie.

Les statuts et la mission de la Banque Centrale Européenne doivent être revus en conséquence.

A défaut de faire aboutir ce projet au niveau européen, le gouvernement français doit opérer une reprise du droit collectif (donc national) d’émettre la monnaie, éventuellement par émission d’une monnaie nationale complémentaire à l’euro, quitte à se mettre en dissidence à l’égard de l’UE, non par anti européanisme mais pour se donner la possibilité de devenir un modèle d’inspiration des autres Nations.

Aidez-nous, aidez-vous, aidons nos concitoyens à faire connaître cette situation véritablement inadmissible reposant sur des dogmes erronés. Aidez-nous à faire connaître ces propositions, afin que le sujet sorte enfin de l’ombre. Pour soutenir cet appel, faites le circuler par tous moyens à votre disposition, confortez cette action en écrivant directement à votre député et à votre sénateur, car, nous le savons par expérience : isolée, cette lettre restera ignorée ou évacuée poliment. Il est essentiel qu’elle arrive en nombre, régulièrement et de toute part sur le bureau des élus et personnalités – notamment de la presse – pour qu’elle ne soit pas traitée à la légère. Notre objectif est que les envois proviennent, nombreux, d’individus, d’associations, de groupes ou d’organismes citoyens. C’est le seul moyen pour que cette question, si importante pour l’avenir des Peuples et de la Planète, soit enfin connue d’eux et qu’ils puissent la traiter.

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Cercle des Économistes Citoyens – 27 juin 2012 – adresse courriel : cercleecocit@gmail.com

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La diffusion de ce document est particulièrement souhaitable.
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35 Responses to Manifeste

  1. Atlan Philippe dit :

    Ce sera fait des cette semaine je vais imprimer ce texte, voir le faire signer tel une pétition et l envoyer au député de ma région, en lui expliquant bien qu il vaut mieux que cela se fasse par l assemblée que dans la rue si il tient a sa place !:)

  2. DENISOT dit :

    Comme indiqué je publie a mon carnet d’adresse

  3. Christo dit :

    « Une Nation souveraine a le pouvoir et la légitimité d’émettre sa propre monnaie.

    Dette et austérité sont des choix idéologiques. »

    ==> certes ! Mais je crains que nous n’en soyons plus là tant il apparaît clair que l’heure est à la suppression des Nations par dilution progressive dans des ensembles politico-économique transnationaux.

    Ceci sans feuille de route officielle bien sûr mais en surfant sur le chaos et les chocs qui s’ensuivent générés par l’enchaînement des événements crisiques … dont on ignore dans quelle mesure ils sont, si ce n’est sciemment provoqués, à tout le moins entretenus autant que de besoin à des fins de manipulation du cours de l’histoire … à des fins tout aussi idéologiques le tout sous couvert de pragmatisme : « on ne peut pas faire autrement » = « there is no alternative  » !

  4. Christo dit :

    Or les gens ne sont pas encore conscients des implications d’une telle évolution à l’éradication des nations du point de vue démocratique. donc lorsque vous soulignez les conséquences en terme de souveraineté des évolutions en cours, les gens ne se sentent pas nécessairement interpellé car pour eux le sentiment d’appartenance à une nation n’est pas consciemment un facteur décisif dans leur quête de mieux-être ! Pour eux, ce qui compte c’est avant tout, pour faire simplifié, le pouvoir d’achat. ou plus précisément leur degré d’intégration dans une communauté d’appartenance. Or la nation n’est clairement pas la communauté dont il se réclame spontanément. Car elle n’a plus la côté ; elle a été ringardisée, présentée comme un vestige d’un passé décadi ; un archaïsme qui nous empêche(rait) de nous projeter de manière décisive vers un avenir porteur d’espoir et de prospérité !

  5. Christo dit :

    Alors doit-on conclure de cette mentalité indifférente voire hostile au sort des nations que les nations ont vécu ou bien qu’il faut enfourcher le cheval de bataille de la résistance pour obtenir leur réhabilitation, condition d’effectivité de votre argumentaire ? Je pense qu’on ne résiste durablement pas contre des idées qui mènent la danse, fut-ce à tort, en s’indignant contre elles aux fins de préserver l’existant ou de le restaurer. L’indignation doit être relayée par un projet novateur, qui offre des perspectives nouvelles ouvrant la porte pour de nouvelles espérances ! c’est ce qui fait se mouvoir nos sociétés modernes … Autrement dit pour contrer la tendance actuelle il faut parvenir à imposer une nouvelle idéologie du progrés !

    Ce qui ne retire rien au mérite de votre démarche et des intentions qui la portent. Mais questionne sa pertinence eu égard au contexte politico-historique. Le tout dans une perspective anthropologique cherchant à connaître ce qui fait courir les individus et les sociétés en 2012 …

  6. Christo dit :

    Cette autre chose qu’il faut proposer peut très bien inclure la nation (personnellement j’y suis favorable) mais repackagée pour reprendre sur le ton de la dérision une expression correspondant aux pratiques et à l’esprit de l’époque ! La nation doit être dépoussiérée et ripolinée pour redevenir une idée séduisante et attractive ; capable de mettre en mouvement les populations ; de leur donner envie d’avenir !

  7. A-J Holbecq dit :

    Merci Christo
    Vos quatre intervention sont pleines de bon sens, et – co-rédacteur de ce manifeste – j’y souscris totalement..
    Nous allons développer ce Manifeste dans un petit bouquin. Votre avis et vos idées sont les bienvenues: quel « repakaging » , quel projet politique novateur ?

  8. BA dit :

    Mercredi 4 juillet 2012 :

    Le ministère allemand des Finances a annoncé mercredi que le déficit public du pays serait vraisemblablement d’environ 0,5% cette année, moitié moins qu’une précédente prévision de 1%.

    En revanche la dette publique allemande va continuer à dépasser largement le plafond fixé par Bruxelles : elle devrait s’établir à 83,5% du PIB cette année, pronostique le ministère, contre 81,2% en 2011. La limite européenne est fixée à 60%.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_Allemagne_abaisse_sa_prevision_de_deficit_public_a_05_pour_201237040720121708.asp

    Vous avez bien lu : la dette publique de l’Allemagne sera de 83,5 % du PIB fin 2012.

    Et la dette publique de la France ?

    « La Cour des comptes lance une alerte : la dette publique devrait dépasser 90 % du PIB fin 2012 (pour mémoire, elle était de 64 % fin 2007). La dette publique imputable aux programmes d’aide aux pays en difficulté (prêts bilatéraux ou par l’intermédiaire du FESF) devrait s’élever à 50,2 milliards fin 2012, contre 14,5 milliards fin 2011 – soit une hausse de 1,8 point de PIB. »

    Conclusion :

    Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre, Slovénie : ces sept Etats européens sont en train de faire naufrage.

    Ces sept Etats entraînent les autres Etats européens vers le fond de l’océan.

    Le naufrage du Titanic continue.

  9. BA dit :

    L’Histoire s’accélère.

    Vendredi 6 juillet 2012 :

    Zone euro : la Finlande préfère sortir de l’euro que payer les dettes des autres.

    La Finlande préfère se préparer à sortir de l’euro plutôt qu’à payer les dettes des autres pays de la zone euro, affirme la ministre des Finances Jutta Urpilainen, vendredi dans le quotidien financier Kauppalehti.

    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_la_Finlande_prefere_sortir_de_l_euro_que_payer_les_dettes_des_autres30060720121200.asp

  10. BA dit :

    Vendredi 29 juin 2012 : « le sommet européen de la dernière chance » n’a fait illusion que quelques jours. Et ensuite, les investisseurs internationaux ont compris que c’était du pipeau.

    Conséquence : les taux de l’Espagne et de l’Italie recommencent à exploser.

    Le Titanic « ZONE EURO » est en train de couler.

    Ce week-end, il va encore falloir organiser un « sommet européen de la dernière chance ».

    Espagne : taux des obligations à 10 ans :
    Lundi 2 juillet : 6,38 %.
    Mardi 3 juillet : 6,25 %.
    Mercredi 4 juillet : 6,41 %.
    Jeudi 5 juillet : 6,776 %.
    Vendredi 6 juillet : 6,954 %.

    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

    Italie : taux des obligations à 10 ans :
    Lundi 2 juillet : 5,74 %.
    Mardi 3 juillet : 5,63 %.
    Mercredi 4 juillet : 5,77 %.
    Jeudi 5 juillet : 5,979 %.
    Vendredi 6 juillet : 6,026 %.

  11. BA dit :

    Le Conseil des experts économiques allemands regroupe les cinq économistes les plus respectés d’Allemagne : Wolfgang Franz, Wolfgang Wiegard, Peter Bofinger, Claudia-Maria Buch, Christoph M. Schmidt.

    Sa mission est de publier des rapports pour conseiller le gouvernement allemand.

    Vendredi 6 juillet 2012, le Conseil des experts économiques allemands publie son rapport sur la zone euro.

    C’est une bombe.

    « L’union monétaire européenne est confrontée à une crise systémique, qui menace la survie de la monnaie unique comme la stabilité économique de l’Allemagne. »

    « Die europäische Währungsunion befindet sich in einer systemischen Krise, die den Fortbestand der gemeinsamen Währung und die ökonomische Stabilität Deutschlands gleichermaßen gefährdet. »

    http://www.sachverstaendigenrat-wirtschaft.de/fileadmin/dateiablage/download/pressemitteilungen/pressemitteilung_07_2012.pdf

    Eux-aussi, ils parlent de la « crise systémique » en zone euro.

    Pour éviter cette « crise systémique », je propose de réunir ce week-end un sommet européen de la dernière chance.

    Après tout, le dernier « sommet européen de la dernière chance » a eu lieu il y a une semaine.

  12. BA dit :

    Aujourd’hui, l’Allemagne a lancé un emprunt à 6 mois, avec un taux négatif record à – 0,03%.

    Aujourd’hui, la France a lancé un emprunt à 13 semaines (3 mois) et 24 semaines (6 mois) : les taux sont négatifs, ils sont ressortis à respectivement – 0,005% et – 0,006%. Le taux moyen de l’émission à 50 semaines (1 an) est tombé lui à 0,013%, un niveau historiquement bas.

    En revanche, les taux de l’Espagne et de l’Italie continuent à exploser.

    La zone euro est en train de se disloquer.

    Espagne : taux des obligations à 10 ans :
    Lundi 2 juillet : 6,38 %.
    Mardi 3 juillet : 6,25 %.
    Mercredi 4 juillet : 6,41 %.
    Jeudi 5 juillet : 6,776 %.
    Vendredi 6 juillet : 6,954 %.
    Lundi 9 juillet : 7,062 %.

    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

    Italie : taux des obligations à 10 ans :
    Lundi 2 juillet : 5,74 %.
    Mardi 3 juillet : 5,63 %.
    Mercredi 4 juillet : 5,77 %.
    Jeudi 5 juillet : 5,979 %.
    Vendredi 6 juillet : 6,026 %.
    Lundi 9 juillet : 6,105 %.

  13. A-J Holbecq dit :

    Voir – sur son site http://www.france-alter.info/Malediction_FA.htm l’avis très pertinent de Raymond Zaharia qui écrit par exemple

    « Nous pouvons – dans certaines limites – nous prêter à nous mêmes ! »
    Il est donc légitime d’écrire: « la Banque Centrale Européenne (BCE) doit pouvoir être contrainte à une émission monétaire centrale, sans échéance et sans intérêts, directement au bénéfice de la collectivité et non à celui des seules banques. »

    Hélas, cette proposition ne tient pas assez compte, il me semble, de l’Histoire du vieux continent ! Parmi les nations qui composent l’Union Européenne, 2 des plus importantes, (mais ce ne sont pas les seules…), ont vécu cruellement un épisode d’hyper-inflation lié à l’usage abusif de la Planche à billets, selon l’expression péjorative qu’affectionnent les financiers cupides, ou les journalistes ignorants et serviles ! (Sans oublier les responsables politiques, au plus haut niveau, tels Juppé et Hollande, entre autres).

  14. BA dit :

    Après l’explosion de l’euro, de combien chaque monnaie nationale s’appréciera ?

    Ou alors, au contraire, de combien chaque monnaie nationale se dépréciera ?

    La banque Natixis a publié les résultats de ses calculs. Les Pays-Bas, l’Allemagne et la Finlande auraient une appréciation de 20% environ vis-à-vis de l’euro antérieur ; la Grèce, le Portugal et l’Irlande une dépréciation de 30% ou plus, l’Italie de 12%.

    1- Allemagne : le deutsche mark. Il y aura une appréciation de 20 %.
    2- Autriche : le schilling. Il y aura une dépréciation de 8 %.
    3- Belgique : le franc belge. Il y aura une dépréciation de 6 %.
    4- Chypre : la livre chypriote.
    5- Espagne : la peseta. Il y aura une dépréciation de 20 %.
    6- Estonie : la couronne estonienne.
    7- Finlande : le mark finlandais. Il y aura une appréciation de 20 %.
    8- France : le franc. Il y aura une dépréciation de 2 %.
    9- Grèce : la drachme. Il y aura une dépréciation de 30 %.
    10- Irlande : la livre irlandaise. Il y aura une dépréciation de 49 %.
    11- Italie : la lire. Il y aura une dépréciation de 12 %.
    12- Luxembourg : le franc luxembourgeois.
    13- Malte : la lire maltaise.
    14- Pays-Bas : le florin. Il y aura une appréciation de 16 %.
    15- Portugal : l’escudo. Il y aura une dépréciation de 28 %.
    16- Slovaquie : la couronne slovaque.
    17- Slovénie : le tolar.

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=64945

  15. BA dit :

    Vendredi 13 juillet 2012 :

    Italie : la prochaine émission obligataire à moyen et long terme prévue le 14 août est annulée.

    Vendredi, l’Italie a lancé un emprunt à 11 ans, un emprunt à 10 ans, un emprunt à 7 ans, et enfin un emprunt à 3 ans.

    – Emprunt à 11 ans : taux de 5,89 %. Le taux est en hausse : c’était 5,57 % lors de la précédente émission.

    – Emprunt à 10 ans : taux de 5,82 %. Le taux est en hausse : c’était 5,66 % lors de la précédente émission.

    – Emprunt à 7 ans : taux de 5,58 %. Le taux est en hausse : c’était 4,30 % lors de la précédente émission.

    – Emprunt à 3 ans : taux de 4,65 %. Le taux est en baisse : c’était 5,30 % lors de la précédente émission.

    Le Trésor italien a annoncé vendredi que la prochaine émission obligataire à moyen et long terme prévue le 14 août était annulée, « au regard de l’évolution positive des entrées fiscales » dans un communiqué.

    L’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé jeudi la note de solidité financière de l’Italie de deux crans, de A3 à Baa2, et maintenu la perspective négative en raison de la situation en zone euro et des « risques de contagion » émanant de l’Espagne et de la Grèce.

    Une décision qui intervient dans un contexte difficile pour le pays. Le chef du gouvernement italien Mario Monti n’a en effet pas exclu mardi que Rome ait recours à un moment donné aux fonds de secours de la zone euro pour faire face à la flambée de ses taux d’emprunt, une option qu’il avait écartée jusqu’ici.

    (Dépêche AFP)

  16. BA dit :

    Lundi 16 juillet 2012 :

    L’écartèlement est un supplice utilisé pour donner la mort par la séparation simultanée des quatre membres du tronc du corps humain. Sous l’Ancien Régime, certains condamnés étaient tués par écartèlement avec quatre chevaux. Regardez ce tableau :

    A notre époque, c’est la zone euro qui est en train de mourir par écartèlement.

    Les investisseurs internationaux ont choisi de fuir les Etats européens périphériques : leurs taux d’emprunt sont de plus en plus élevés.

    Mais en revanche, les investisseurs internationaux ont choisi cinq Etats-refuges en zone euro : leurs taux d’emprunt sont de plus en plus bas, et même négatifs pour certains.

    Lundi 16 juillet, la France a lancé un emprunt à 23 semaines, et aussi un emprunt à 49 semaines. Pour l’emprunt à 23 semaines, le taux a été de – 0,011%, contre – 0,006%, le 9 juillet. Pour l’emprunt à 49 semaines, le taux a été de – 0,002%, contre 0,013% le 9 juillet.

    – France : taux des obligations à 2 ans : 0,079 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    – Finlande : taux des obligations à 2 ans : 0,033 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    – Autriche : taux des obligations à 2 ans : 0,008 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    – Pays-Bas : taux des obligations à 2 ans : – 0,010 %. Je dis bien : moins 0,010 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    – Allemagne : taux des obligations à 2 ans : – 0,055 %. Je dis bien : moins 0,055 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    L’écartèlement de la zone euro est un spectacle horrible.

    Nous savons comment finit un écartèlement.

    Quand ça va craquer, il va y avoir du sang sur les murs.

  17. BA dit :

    Mardi 17 juillet 2012 :

    Selon les calculs du FMI, la dette publique de la Grèce sera de 171 % du PIB en 2013.
    La dette publique de l’Italie sera de 126,4 % du PIB en 2013.
    La dette publique de l’Irlande sera de 121,2 % du PIB.
    La dette publique du Portugal sera de 118,6 % du PIB.
    La dette publique de l’Espagne sera de 96,5 % du PIB.
    La dette publique du Royaume-Uni sera de 92,7 % du PIB.
    La dette publique de la France sera de 90,1 % du PIB.

    C’est la page 2 :

    La dette publique de ces Etats s’est emballée. La dette publique de ces Etats est devenue incontrôlable.

    En zone euro, plus personne ne contrôle quoi que ce soit. Aux Etats-Unis, pareil. Au Japon, pareil.

    Dans tous ces Etats, il va y avoir des défauts de paiement en cascade.

  18. BA dit :

    Jeudi 19 juillet 2012 :

    Aujourd’hui, l’Espagne a lancé un emprunt à 2 ans, un emprunt à 5 ans, et aussi un emprunt à 7 ans.

    Résultat : l’Espagne a été obligée de payer des taux d’intérêt qui ont battu leurs records historiques.

    Lisez cet article :

    L’Espagne sert des rendements records à moyen terme.

    Le Trésor espagnol a émis jeudi pour 2,98 milliards d’euros de dette à moyen terme lors d’une opération marquée par la hausse de ses coûts de financement à de nouveaux plus hauts depuis la création de l’euro, et par une baisse de la demande de titres.

    Le Trésor a émis pour 1,4 milliard de papier à deux ans servant un coupon de 3,3% au rendement moyen de 5,204%, contre 4,335% le mois dernier lors d’une opération équivalente.

    Le rendement moyen de l’émission de 1,07 milliard d’euros de papier à cinq ans assorti d’un coupon de 5,5%, ressort à 6,459%, contre 6,072% lors d’une opération comparable le mois dernier.

    Pour l’émission à sept ans, d’un montant de 548 millions d’euros (coupon: 4,3%), le rendement moyen a atteint 6,701%, contre 4,832% en février et le ratio de couverture est tombé de 3,3 à 2,9.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6E8IJ61N20120719

  19. BA dit :

    Vendredi 20 juillet 2012 :

    Vers 15 heures 30 :

    Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,241 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

    Espagne : la région de Valence demande l’aide de l’Etat.

    La région espagnole de Valence, fortement endettée, a fait savoir vendredi qu’elle demanderait à bénéficier du mécanisme d’aide de quelque 18 milliards d’euros proposé par le gouvernement pour assainir les finances publiques des régions.

    Le plan d’aide est assorti de la stricte condition que la région concernée se conforme à ses objectifs de réduction des déficits.

    L’annonce a fait chuter les Bourses européennes ainsi que l’euro, tombé sous le seuil de 1,22 dollar.

    Le gouvernement espagnol a approuvé la semaine dernière la création d’un nouveau fonds pouvant atteindre 18 milliards d’euros destiné à aider les régions en difficulté à se financer.

  20. BA dit :

    Samedi 21 juillet 2012 :

    De plus en plus, les investisseurs internationaux placent leur argent dans cinq abris antiatomiques. De plus en plus, ils mettent à l’abri leur argent dans les obligations de ces cinq Etats :

    Allemagne : taux des obligations à 10 ans : 1,167 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi bas.

    Finlande : taux des obligations à 10 ans : 1,407 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi bas.

    Pays-Bas : taux des obligations à 10 ans : 1,594 %.

    Autriche : taux des obligations à 10 ans : 1,890 %.

    France : taux des obligations à 10 ans : 2,073 %.

    http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND

    Mais en revanche, les investisseurs internationaux fuient les Etats européens périphériques. L’Italie et l’Espagne sont deux bombes atomiques financières. Ces deux bombes atomiques financières vont bientôt exploser.

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,166 %.

    Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,267 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi haut depuis la création de l’euro.

    Les investisseurs internationaux savent que les deux bombes atomiques financières vont exploser.

    Ils s’y préparent.

    Nous-aussi, nous devons nous préparer à l’explosion.

  21. BA dit :

    Dimanche 22 juillet 2012 :

    Une seconde région espagnole va demander l’aide financière de Madrid.

    La région de Murcie, dans l’est de l’Espagne, a annoncé dimanche qu’elle allait demander à son tour une aide financière à Madrid, deux jours après une demande similaire formulée par Valence.

    Le président du gouvernement régional de Murcie, Ramon Luis Valcarcel, a indiqué au quotidien régional La Opinion de Murcia que son gouvernement demanderait « environ 200 à 300 millions d’euros » au nouveau fonds public, doté d’un montant total maximum de 18 milliards d’euros, mis en place la semaine dernière par Madrid pour venir en aide aux régions en difficulté.

    M. Valcarcel a affirmé que la Murcie demanderait formellement cette aide au cours du mois de septembre, ajoutant qu’il s’attend à ce que les conditions posées par le gouvernement central en échange de ces fonds soient « très strictes ». « Personne ne doit penser qu’ils vont nous faire cadeau de cet argent », a-t-il ajouté.

    Pour sa part, la région de Valence, très fortement endettée, avait indiqué vendredi qu’elle allait faire appel à ce fonds faute de pouvoir trouver l’argent nécessaire pour remplir ses obligations financières.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202183920504-une-seconde-region-espagnole-va-demander-l-aide-financiere-de-madrid-346171.php

    En Espagne, ce sont six régions qui sont en faillite.

    Deux régions ont officiellement demandé l’aide de l’Etat : la région de Valence, et la Murcie.

    Les quatre autres régions en faillite sont la Catalogne, Castille-La Manche, les Baléares et l’Andalousie.

  22. BA dit :

    Lundi 23 juillet 2012 :

    Vers 13 heures :

    Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,489 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi haut depuis la création de l’euro.

    Espagne : la chute du PIB s’est accentuée au 2e trimestre, à -0,4%.

    L’activité économique de l’Espagne, entrée en récession au premier trimestre, a diminué à un rythme plus intense entre avril et juin que les deux trimestres précédents, selon des estimations de la Banque d’Espagne publiées lundi dans son bulletin mensuel.

    L’activité économique a reculé de 0,4%, par rapport au premier trimestre 2012 qui avait déjà enregistré une baisse du PIB de 0,3%, alors que le gouvernement prévoit une contraction de l’activité de 1,5% sur l’ensemble de l’année.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Espagne_la_chute_du_PIB_s_est_accentuee_au_2e_trimestre_a__04_12230720121034.asp

  23. BA dit :

    Jeudi 26 juillet 2012 :

    La probabilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro sous 12 à 18 mois est désormais de 90%, estime Citi dans une étude publiée jeudi qui estime que cette éventualité risque surtout de se matérialiser dans les deux à trois prochains trimestres.

    La banque américaine dit aussi s’attendre à ce que l’Italie et l’Espagne demandent formellement une aide financière à l’Union européenne et au FMI, venant compléter dans le cas de l’Espagne le plan d’aide à la recapitalisation des banques déjà consenti par l’UE.

    Les économistes de Citi avaient auparavant évalué la probabilité d’une sortie de la Grèce de l’euro entre 50% et 75%.

    « Nous restons pessimistes sur la crise de l’euro », écrivent-ils.

    « Au cours des prochaines années, l’issue pour la zone euro passera vraisemblablement par la combinaison d’une sortie de l’Union économique et monétaire (Grèce), d’une importante restructuration de dettes souveraines et bancaires (Portugal, Irlande et éventuellement, peut-être l’Italie, l’Espagne et Chypre), avec un degré limité d’intégration budgétaire », écrivent-ils.

    Citi s’attend à ce que la sortie de la Grèce et la faiblesse des économies de la périphérie de la zone euro entraînent de nouvelles dégradations des notes souveraines de pays du bloc dans les deux à trois prochains trimestres.

    Citi anticipe une dégradation d’au moins un cran par au moins une des principales agences de notation pour l’Autriche, la Belgique, la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00457174-athenes-quasi-condamnee-a-sortir-de-l-euro-sous-18-mois-citi-347761.php

  24. BA dit :

    Vendredi 27 juillet 2012 :

    La Bundesbank reste opposée au programme de rachat de dette publique.

    « La banque centrale allemande, la Bundesbank, reste opposée au programme de rachat d’obligations publiques sur le marché secondaire par la Banque centrale européenne (BCE) », a déclaré vendredi à l’AFP un porte-parole.

    « Notre opinion n’a pas changé concernant le programme SMP, nom de cette mesure adoptée en mai 2010 », a déclaré le porte-parole, ajoutant qu’aux yeux de la BCE elle était problématique.

    La Bundesbank n’a cessé de critiquer ce programme depuis son adoption, jugeant qu’il revenait à financer les Etats et contrevenait ainsi au statut de la BCE.

    « En revanche, la Bundesbank estime non problématique que le fonds de secours européen temporaire, le FESF, puisse racheter de la dette publique car le FESF n’est pas une banque centrale », a ajouté le porte-parole.

    L’institution monétaire allemande est toutefois contre l’idée d’attribuer une licence bancaire au FESF ou à son futur successeur le MES, qui lui permettrait d’aller se refinancer auprès de la BCE et donc d’augmenter très sensiblement sa puissance d’action, considérant à nouveau que cela conduirait aussi à faire financer les déficits publics par la BCE.

    http://www.romandie.com/news/n/_La_Bundesbank_reste_opposee_au_programme_de_rachat_de_dette_publique93270720121151.asp

  25. BA dit :

    La deuxième restructuration de la dette grecque va coûter entre 70 et 100 milliards d’euros aux 17 banques centrales nationales et aussi à la BCE.

    Il va donc falloir recapitaliser les banques centrales nationales et recapitaliser la BCE.

    Deux possibilités :

    1- Les contribuables de la zone euro vont devoir payer entre 70 et 100 milliards d’euros d’impôts supplémentaires.

    2- Ou alors on va épargner les contribuables : les banques centrales nationales vont devoir vendre une partie de leurs réserves d’or.

    Quelle possibilité va choisir François Hollande en France, Mariano Rajoy en Espagne, Mario Monti en Italie, etc ?

    Lisez cet article :

    La Banque de France va-t-elle devoir vendre son Or ?

    Si la banque de France doit se recapitaliser pour absorber les pertes liées à une nouvelle décote des obligations souveraines grecques, elle devra faire appel à l’Etat ou peut-être…vendre son Or.

    L’Europe travaille à une nouvelle restructuration de la dette qui pourrait contrainte la banque centrale européenne (BCE) et la Banque de France à se recapitaliser. Pour faire baisser l’endettement de la Grèce et maintenir ainsi le pays dans la zone euro, cette restructuration de la dette supposerait en effet des pertes importantes pour la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales. L’objectif serait, selon des informations obtenues par l’agence Reuters, de réduire l’endettement de la Grèce de 70 à 100 milliards d’euros afin de le ramener à 100% du produit intérieur brut.

    L’une des options envisagées consisterait pour la BCE et les banques centrales nationales membres de l’Eurosystème à accepter une décote de 30% sur les obligations de l’Etat grec qu’elles détiennent. Le montant total des créances du secteur officiel sur la Grèce , qui comprend les prêts bilatéraux consentis à Athènes par les Etats membres, est estimé entre 220 et 230 milliards d’euros.

    Les banques centrales de la zone euro détiennent en effet de grandes quantités de titres grecs acquis notamment dans le cadre du SMP (securities markets programme) et ces titres sont généralement assortis de taux d’intérêt très élevés. D’ailleurs, la Banque de France va reverser à la Grèce les intérêts qu’elle a perçu au tire des obligations souveraines grecques qu’elle détient, soit 754 millions d’euros comme le premier plan de restructuration le prévoyait.

    La BCE s’est refusé à tout commentaires sur ce sujet. Mais certains responsables européens estiment que la Banque de France et les banques centrales de Malte et de Chypre seraient en première ligne. Elles sont les plus exposées à la dette publique grecque, et pourrait avoir besoin d’être recapitalisées pour compenser les pertes liées à la décote des obligations souveraines qu’elles détiennent. Certains imaginent même qu’elle pourrait vendre son Or…

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20120727trib000711375/la-banque-de-france-va-t-elle-devoir-vendre-son-or-.html

  26. BA dit :

    Dimanche 29 juillet 2012 :

    Les Allemands pensent qu’ils seraient mieux sans l’euro (sondage).

    Une majorité des Allemands pensent que leur pays serait en meilleure situation sans l’euro, selon un sondage paru dimanche, alors que le ministre de l’Economie a répété ses doutes sur le maintien de la Grèce dans la zone euro.

    Selon le sondage Emnid pour l’hebdomadaire Bild am Sonntag, 51% des Allemands pensent que l’économie de la première puissance européenne serait dans une meilleure situation si elle ne faisait pas partie des 17 pays de la zone euro.

    Vingt-neuf pour cent pensent que la situation serait pire.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00457718-les-allemands-pensent-qu-ils-seraient-mieux-sans-l-euro-sondage-348521.php

  27. brunoarf dit :

    Vendredi 3 aout 2012 :

    Une information très importante :

    LES TRAITES EUROPEENS VIENNENT D’ETRE VIOLES :

    Article 21
    Opérations avec les organismes publics
    21.1. Conformément à l’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

    OR LA BANQUE CENTRALE DE LA GRECE VIENT DE PRETER 6 MILLIARDS D’EUROS AU TRESOR PUBLIC GREC :

    La Grèce échappera au défaut de paiement en août, grâce à un prêt relais de 6 milliards d’euros accordé, à titre exceptionnel, par la banque centrale grecque. Mais le gouvernement grec n’aura droit à aucun répit estival.

    Pour éviter le scénario catastrophe en plein été, les responsables de la zone euro ont accepté une solution technique impliquant la banque centrale de Grèce, autorisée à faire une avance au Trésor grec de 6 milliards d’euros à court terme en août. Cette solution, autorisée exceptionnellement, permettra à Athènes d’assurer ses échéances en déchargeant la BCE de toute responsabilité. Car tout défaut de paiement grec viendra impacter le bilan de la banque centrale grecque et non celui de la BCE.

    «Demander un délai de remboursement à la BCE aurait déclenché un psychodrame grec en plein été. Il fallait donc agir différemment et faire circuler les liquidités. C’est un soulagement, même s’il est minime», conclut Vassilis Daskalopoulos.

    Source : lefigaro.fr

    La banque centrale de la Grèce va prêter 6 milliards d’euros au Trésor public grec.

    L’avantage de ce prêt :  » tout défaut de paiement grec viendra impacter le bilan de la banque centrale grecque et non celui de la BCE. »

    C’est ça, l’avenir : une banque centrale nationale prête de l’argent au Trésor public national.

    C’est ça, l’avenir.

    Contraints et forcés, nous y viendrons.

  28. brunoarf dit :

    Jeudi 2 août 2012, jour historique.

    Le jeudi 2 août 2012, dans la zone euro, l’information la plus importante de l’année 2012 a été cachée par les télévisions, par les radios, et par presque tous les grands titres de la presse papier :

    En zone euro, il y a eu le réarmement d’une banque centrale nationale, en violation de tous les traités européens.

    Qu’est-ce que le réarmement d’une banque centrale nationale ?

    C’est quand une banque centrale nationale prête de l’argent à un Trésor public national.

    TOUS LES TRAITES EUROPEENS INTERDISENT QU’UNE BANQUE CENTRALE NATIONALE PRETE DE L’ARGENT A UN TRESOR PUBLIC NATIONAL :

    « Conformément à l’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

    OR LA BANQUE CENTRALE DE LA GRECE VIENT DE PRETER 6 MILLIARDS D’EUROS AU TRESOR PUBLIC GREC :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/08/02/20002-20120802ARTFIG00564-le-plan-grec-pour-echapper-au-defaut-de-paiement-cet-ete.php

    Le réarmement de la banque centrale de la Grèce est une information historique.

    Le réarmement de la banque centrale de la Grèce montre ce qui nous attend dans les années qui viennent, en Grèce et dans d’autres pays européens :
    – L’éclatement de la zone euro.
    – Le retour aux monnaies nationales.
    – Le réarmement des banques centrales nationales.
    – En Grèce et dans d’autres pays européens, une banque centrale nationale prêtera de l’argent à un Trésor public national.

  29. BA dit :

    Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre, Malte, Slovénie : ces huit Etats européens sont incapables de sauver leurs banques de la faillite.

    Ces huit Etats européens foncent vers le défaut de paiement.

    Lundi 6 aout 2012 :

    L’économie chypriote est dans « un état pire que prévu », jugent les représentants de la « troïka » – Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Union européenne -, selon des documents auxquels Reuters a eu accès.

    Les émissaires de la troïka ont visité deux fois l’île depuis que Chypre est devenu le 25 juin le cinquième état de la zone euro à demander une aide financière.

    Les deux principales banques chypriotes, Popular Bank et Bank of Cyprus, ont subi des pertes importantes après l’annulation d’une partie de la dette grecque il y a quelques mois, acceptée par Chypre comme par l’ensemble des membres de l’UE.

    Selon les représentants de la troïka, qui prévoient une récession à Chypre pour 2012 et 2013, les problèmes chypriotes ne se résument cependant pas au secteur bancaire, mais concernent également des déséquilibres budgétaires qui doivent être comblés.

    « Ce que nous avons vu, c’est que votre système budgétaire est pire que prévu, les perspectives de croissance sont plus faibles que ce que nous attendions, et, en conséquence, il y a un gros écart entre vos recettes et vos dépenses », a déclaré Maarten Verwey, représentant de la Commission européenne, selon le compte rendu d’une réunion à huis clos avec la commission des finances du parlement chypriote.

    Maarten Verwey a ajouté qu’il faudrait « une augmentation et un renforcement significatifs de la surveillance du secteur bancaire », et a jugé prématurée une estimation du montant du plan de sauvetage. « Vous ne pouvez pas conserver votre train de vie actuel si cela continue », a-t-il ajouté. « Le gouvernement ne sera pas capable de payer les traitements (des agents de l’Etat), il y a donc un besoin urgent d’ajustement. »

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/08/06/97002-20120806FILWWW00286-chypre-la-troika-inquiete-de-la-situation.php

  30. BA dit :

    Mardi 7 aout 2012 :

    Une dépêche AFP très importante :

    En mars, la zone euro avait lancé un deuxième programme d’aide à la Grèce, d’un montant de 130 milliards d’euros, passant par un effacement notable de la dette grecque détenue par le secteur privé. Grâce à ce programme, la dette du pays devait revenir en-deçà de 120% d’ici 2020 contre plus de 160% actuellement.

    Mais le programme est « sorti des rails », selon de nombreux responsables européens, et a pâti de plusieurs mois d’inertie politique en Grèce. Résultat, les besoins financiers de la Grèce ont augmenté.

    « On n’a plus de marge de manoeuvre s’il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc les contribuables nationaux », a estimé un diplomate européen.

    La Grèce pourrait donc être contrainte de négocier une restructuration de sa dette vis-à-vis de la Banque centrale européenne et des Etats de la zone euro.

    Cette idée a déjà circulé en mars dernier mais n’a jamais pris forme, face au refus de la zone euro et de l’institut monétaire.

    http://www.romandie.com/news/n/UEBruxelles_ne_va_pas_demander_a_Athenes_de_reduire_son_deficit_plus_que_prevu58070820121630.asp

    La phrase importante est ici :

    « On n’a plus de marge de manoeuvre s’il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc les contribuables nationaux », a estimé un diplomate européen.

    En clair : il va y avoir une deuxième restructuration de la dette grecque. Les prêteurs publics vont perdre des dizaines de milliards d’euros : il va falloir recapitaliser la BCE.

    Les contribuables de la zone euro peuvent préparer leurs carnets de chèques.

    La deuxième restructuration de la dette grecque sera, en bout de chaîne, payée par les contribuables de la zone euro.

  31. BA dit :

    Mercredi 8 aout 2012 :

    Selon un article du « Wall Street Journal », le FMI – un des principaux bailleurs de fonds de la Grèce – fait pression pour que les Etats de la zone euro acceptent de subir des pertes sur les obligations grecques qu’ils détiennent et que, de son côté, Athènes ramène sa dette publique autour de 100% du PIB.

    Jusqu’ici, seul le secteur privé (banques, assurances, etc.) a accepté de subir d’importantes pertes sur la dette grecque.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202208717094-grece-s-p-abaisse-la-perspective-de-la-note-a-negative-351406.php

    « On n’a plus de marge de manoeuvre s’il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc les contribuables nationaux », a estimé un diplomate européen.

    En clair : il va y avoir une deuxième restructuration de la dette grecque. Cette fois, ce seront les prêteurs publics qui vont subir des dizaines de milliards d’euros de pertes.

    Concrètement : lors de la deuxième restructuration de la dette grecque, la BCE et les Etats de la zone euro vont subir des dizaines de milliards d’euros de pertes.

    Conséquence : il va falloir recapitaliser la BCE. Et il va falloir que les Etats de la zone euro subissent des pertes.

    France : le Parlement s’inquiète de l’accumulation des engagements pris pour soutenir la Grèce.

    Dans son rapport, le député Christian Paul (PS) chiffre à 50,8 milliards d’euros les prêts à la Grèce devant être garantis par la France dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière ; « il ne s’agit pas de prêts, mais bien de pertes que les Etats de la zone euro acceptent de consentir vis-à-vis de la Grèce ».

    Source : lesechos.fr, mardi 7 aout 2012

    Contribuables français, préparez-vous à payer.

    Contribuables français, préparez-vous à payer pour la deuxième restructuration de la dette grecque.

  32. brunoarf dit :

    Mercredi 17 octobre 2012 :

    Les banques genevoises ont reçu de l’argent venant d’Espagne.

    « Les banques et gérants de fortune genevois ont reçu depuis le début de l’année de l’argent venant d’Espagne, transféré par des clients inquiets de l’état du système bancaire espagnol », a indiqué mercredi le président de la Fondation Genève Place financière, Bernard Droux, au cours d’une conférence de presse.

    « C’est de l’argent fiscalisé, ces clients ont choisi délibérément de placer leur argent en Suisse car ils n’ont plus confiance dans les banques espagnoles », a indiqué M. Droux, en ajoutant que les banques anglo-saxonnes observent le même phénomène d’arrivée de capitaux espagnols.

    (©AFP / 17 octobre 2012 13h49)

    Mardi 9 octobre 2012 :

    La crise de la zone euro, commencée il y a près de trois ans avec la Grèce, s’analyse comme une vaste fuite de capitaux privés auxquels les institutions européennes, BCE en tête, ont dû se substituer, souligne le FMI. Les banques privées ont ainsi diminué de moitié leurs engagements sur les cinq pays de la périphérie, les ramenant à environ 750 milliards.

    Les mouvements sont devenus gigantesques. Entre juin 2011 et juin 2012, l’Italie et l’Espagne ont enregistré des sorties atteignant 235 milliards et 296 milliards d’euros respectivement (soit 15% et 27% de leur PIB). Ces chiffres recouvrent à la fois les désengagements des investisseurs non résidents, qui ont vendu leurs titres d’État, mais également des sorties de capitaux de la part des épargnants.

    En revanche, les établissements du «cœur de la zone euro», autrement dit l’Autriche, la Finlande, l’Allemagne et les Pays-Bas, selon le classement du FMI, ont vu leurs dépôts s’envoler, de l’ordre de 350 milliards d’euros depuis l’été 2011. Ces mouvements de capitaux qui divisent la zone euro expriment les craintes d’une «redénomination de la monnaie» (sic), en clair un retour aux devises nationales. «La fuite des capitaux et la fragmentation du marché (interbancaire) qui en ont résulté ont fragilisé les fondements mêmes de l’Union, à savoir des marchés intégrés et une politique monétaire commune effective», avertissent les experts de Washington.

    http://plus.lefigaro.fr/article/le-sauvetage-de-leuro-a-deja-coute-1100milliards-20121009-1277579/commentaires/12508769

  33. brunoarf dit :

    Un coup d’Etat se prépare.

    Un coup d’Etat anti-démocratique se prépare.

    Lisez cet article :

    Angela Merkel affiche sa fermeté. Alors que doit s’ouvrir ce jeudi 18 octobre un nouveau sommet européen à Bruxelles, la chancelière allemande fait savoir qu’elle souhaite que l’Union Européenne puisse rejeter le budget d’un pays membre.

    « Nous pensons, et je le dis au nom de l’ensemble du gouvernement allemand, que nous pourrions faire un pas en avant en accordant à l’Europe un véritable droit d’ingérence sur les budgets nationaux », a-t-elle déclaré. Angela Merkel appuie l’idée de confier un droit de veto dans ce domaine au commissaire européen aux Affaires économiques.

    (Dépêche AFP)

    Vous avez bien lu : ce ne seront plus les députés et les sénateurs français qui décideront du budget de la France.

    Ce sera le commissaire européen aux Affaires économiques.

    Ce sera un technocrate non-élu, sans aucune légitimité démocratique, qui décidera finalement quel doit être le budget de la France.

    En clair : ce sera Olli Ilmari Rehn qui décidera finalement quel doit être le budget de la France.

    Olli Ilmari Rehn, né le 31 mars 1962 à Mikkeli en Finlande, est un homme politique finlandais et européen membre du Parti du Centre (Kesk).

    Après avoir été brièvement commissaire européen pour les Entreprises et la Société de l’information en 2004, il a occupé pendant cinq ans le poste de commissaire européen pour l’Élargissement. Depuis 2010, il est titulaire du portefeuille des Affaires économiques et monétaires.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Olli_Rehn

  34. brunoarf dit :

    Vendredi 19 octobre 2012 :

    Sortie nette de capitaux en août dans la zone euro.

    La zone euro a connu une sortie nette de capitaux de 3,4 milliards d’euros en août, après une entrée nette de 18,2 milliards en juillet, suivant les chiffres publiés vendredi par la Banque centrale européenne.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00471729-sortie-nette-de-capitaux-en-aout-dans-la-zone-euro-502195.php

    C’est logique.

    C’est normal.

    Quand le navire coule, les rats quittent le navire.

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